Arbres


Les magnolias (05-15)

Pour un cèdre esthétique et en santé...(06-13)

Ces cèdres d'une soif inextinguible...(10-12)

Mon arbre, dois-je le tailler ou pas ?(04-10)

Vos conifères, ne les découvrez pas trop vite(03-10)

Comment surviennent les gélivures ?(02-10)

Le sapin, naturel ou artificiel ?(12-09)

Pourquoi et comment protéger les arbustes à feuillage persistant(11-09)

Votre intimité par une taille appropriée et des cèdres en santé!(06-09)

Sur vos pommiers, empêchez-les de monter!(05-09)

La Taille et L'appel de Sève...(03-08)

La taille des haies (11-07)    Récoltes automnales (09-07)

Choix des arbres (01-07)    Choix des arbres (12-06)

Réparation d'une blessure (09-06)    Les arbres qui se dégonflent (04-06)

Bilan de l'hiver (03-06)    Le sapin de Noël (12-05)

Les Arbres (09-04)    Nos feuillus (11-02)

Les magnolias (05-15)

De la Famille des magnoliaceae.

De beaux arbustes décoratifs à fleurs d'une beauté rare en début de saison, en forme de tulipe pour d'autres en forme d'étoile sur de beaux arbustes tout simplement Magnifique.

Il existe deux grands types de Magnolias: les magnolias à feuilles caduques, qui fleurissent au début du printemps, avant l'apparition des feuilles, et le magnolia à grandes fleurs, qui a des feuilles persistantes et porte de grandes fleurs, de 20-25 cm de diamètre, plus grandes que les précédentes, en début d'été. Au Québec, on trouve les trois espèces suivantes: Magnolia kobus, fleurs blanches, en forme d'étoile; Magnolia soulangeana, couleur blanche et rose ou blanche et pourpre, fleurs en forme de tulipe et Magnolia stellata qui est un arbuste, fleurs étoilées odorantes, de couleur blanche.

Un magnolia d'exception, Le Magnolia 'Genie' ses fleurs en forme de tulipe pourpre sombre et légèrement parfumées s'ouvrent pour nous offrir des pétales d'un rose magenta. Atteignant presque 3.5 mètres de haut et pour une fois un magnolia restreint en largeur avec 1.5 mètre de large. Fabuleux, comme la plupart des magnolias il est de zone 5 et fleuri en mai.

Attention il en existe des rustiques comme le magnolia 'Sieboldii Colossus', le gigantesque avec ses 6m (19 pi) de hauteur par 6 m. de largeur de zone 4. On peut dire Impressionnant d'autant plus que ses belles fleurs blanches au centre rouge sont parfumées, elles fleurissent en juin et début juillet, et pour couronner le tout, sa croissance est rapide. Incroyable mais vrai.

D'autres variétés rustiques : Magnolia Sieboldii à fleurs blanches, plusieurs Magnolia stellata dont le 'Pink Star' à fleurs roses, qui fleurissent tout deux en mai-juin et j'en passe.

Peu ou Pas d'Entretien:

Le magnolia ne demande pas beaucoup de soins. Les jeunes sujets seront protégés durant leurs premiers hivers avec de la paille ou paillis au pied. Il est toutefois recommandé d'arroser les jeunes plantes en cas de sécheresse. Pour les sujets les plus âgés une petite taille juste après la floraison va les rajeunir, on procède à cette taille une année sur deux sur les arbustes de dix et plus.

Le plein soleil ou mi-ombre est de rigueur afin d'obtenir une belle floraison et il faut inévitablement choisir un lieu à l'abri des vents afin que les boutons floraux ne gèlent par le vent froid printanier. Lui offrir un sol riche en humus et légèrement acidulé.

Lorsque vous choisirez votre magnolia selon vos goûts en lien avec le lieu que vous souhaitez lui offrir prenez soin de vérifier la zone de rusticité avant de vous laisser aller à la frénésie qu'il dégage et faite vous plaisir, ils sont maintenant beaucoup plus abordables qu'il y a quelques années.

A la prochaine et vive l'été.

Sylvie Fullum, Horticultrice et Conceptrice en aménagement paysager.

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Pour un cèdre esthétique et en santé...(06-13)

L'engouement pour les conifères est bien réelle et bien souvent ils sont plantés sans discernement en ne tenant compte que de leur aspect esthétique et en ignorant trop souvent leurs besoins.

Il est important de respecter leurs besoins et de leur donner des conditions optimales de culture. Quels sont donc leurs besoins ? L'eau, le soleil, un sol amendé et un endroit aéré sont quatre éléments capitals.

Le cèdre (Thuya occidentalis) est sensible au manque d'eau et surtout en temps de canicule. Un arrosage à sa base assurera entre autres, l'absortion des minéraux nécéssaire à son développement.

Comme le cèdre adore le plein soleil, évitez de le planter près d'un arbre à grand déploiement dont la ramure générera de l'ombre ce qui affectera sa croissance et son esthétisme.

Le cèdre s'accommode de terre franche, profonde, meuble, poreuse, légère et friable. Il est mal à l'aise dans les terres lourdes et compactes. Sa fosse de plantation doit nécessairement contenir du compost. Si toutefois il est déjà planté, incorporer du compost à sa base n'en sera que bénéfique.

Les cèdres supportent mal d'être placés à la fois au soleil et collés contre un mur. Donnez-lui de l'espace et un endroit aéré et il vous le rendra au centuple. Sa croissance en sera nettement amélioré.

Retenez que les maladies et les ravageurs attaquent le plus souvent les arbres en mauvais équilibre vital. Ils posent rarement de gros problèmes de culture si l'on a su leur offrir le sol qu'ils aiment et une bonne exposition. Sur ce, je vous souhaite une excellente saison estivale.

Lise Lacasse, dta

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Ces cèdres d'une soif inextinguible...

Les conifères sont apparus sur Terre, il y a environ 150 millions d'années, (bien avant les feuillus). Ils peuvent pousser naturellement presque partout dans le monde, et sont fréquemment les plantes dominantes dans leur habitat. Les plus répandus sont les cèdres, cyprès, sapin, genévrier, mélèze, pin, séquoia, épicéa et l'if. Attardons-nous maintenant aux cèdres et aux haies de cèdres qui font la joie de leur propriétaire parce qu'ils jouent, entre autres, d'un important rôle d'intimité dans nos cours.

En préparation pour l'hiver, les cèdres doivent ''stocker" énormément d'eau à l'automne pour faire face à des conditions extrêmes.

C'est à partir de la fin de l'été que leur métabolisme ralentit. L'hiver, dès qu'ils sont exposés à des températures au-dessus du point de congélation, les cèdres continuent à faire de la photosynthèse et la photosynthèse implique dans son processus une perte d'eau continue. Ajoutez à cela des vents d'hiver ombinés au froid très desséchants, nos cèdres souffrent inexorablement d'un manque d'eau. Et qui dit manque d'eau, dit déshydratation progressive et mort des écailles d'où un roussissement notable au printemps et ce, même s'ils sont protégés de toile ou de jute.

Afin que vos cèdres soient fins prêts pour l'hiver, arrosez-les abondamment à l'automne. Voilà un geste qui peut se faire jusqu'aux gels du sol. Alors allez-y, arrosez leurs pieds pour une haie saine et débordante de santé.

Lise Lacasse, dta

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Mon arbre, dois-je le tailler ou pas ?(04-10)

Mon arbre, dois-je le tailler ou pas ?

Voilà en fait une excellente question qui m'est posée régulièrement. Vous devez savoir que le geste de tailler doit être effectué dans un but bien défini. On ne taille pas que pour tailler ou bien parce le voisin le fait. Il doit y avoir une raison avant de la pratiquer.

La tendance a trop vouloir bien faire, c'est-à-dire d'émonder de façon récurrente, est parfois plus nocive que bienfaitrice.

Par ailleurs, si l'arbre est au bon endroit, la taille est souvent inutile. Par contre, s'il est de grande dimension et qu'il est dans un endroit exigu, alors il faudra tailler. Mais retenez que, de façon générale aucune taille n'est requise.

Voyons maintenant les raisons pour lesquelles la taille est appropriée. On doit tailler un arbre pour les suivantes :

  • pour le former (mais ce travail se fait généralement en pépinière);
  • après un bris;
  • pour le nettoyer;
  • pour en retirer les drageons;
  • pour en contrôler les dimensions;
  • lors d'infestation de ravageurs ou d'une maladie;
  • parce qu'il n'est pas adapté à son environnement, particulièrement quand il manque de place.
  • Dans les autres cas, il faut s'abstenir. Pourquoi ? Parce qu'une taille est une blessure, une plaie ouverte et donc une porte d'entrée pour les pathogènes. Alors pour la santé de vos arbres, soyez vigilants et ne taillez que si c'est réellement nécessaire. (À noter que ceci ne s'applique pas aux arbres fruitiers puisque la taille est utilisée pour augmenter la fructification).

    Horticulturement vôtre,

    Lise Lacasse, dta

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    Vos conifères, ne les découvrez pas trop vite(03-10)

    Exceptionnellement cette année, nous avons eu un hiver particulièrement doux. Peu de précipitations et des températures bien souvent sous les normales de saison. Même si nous avons de belles journées, ne vous leurrez pas, ce n'est pas encore le printemps.

    Si certains d'entre vous sont tentés d'enlever les protections hivernales des conifères, n'en faites rien. Pourquoi ? Parce que le sol est encore gelé et que la plante ne peut y puiser l'eau pour compenser ses pertes. L'évapotranspiration et la dessiccation sont deux phénomènes qui provoquent le dessèchement des rameaux et donc un roussissement des aiguilles et /ou écailles.

    Par ailleurs, voici un petit truc concernant l'enlèvement de la protection hivernale. Choisissez un moment où il y aura du temps nuageux et ce, pour quelques journées consécutives. Ainsi, les végétaux s'habitueront à plus de luminosité sans souffrir des brûlures occasionnées par les rayons directs du soleil. Ainsi donc, vos végétaux seront plus vert, en meilleure santé et esthétiquement plus jolis.

    Bonne fin d'hiver !

    Lise Lacasse, dta

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    Comment surviennent les gélivures ?(02-10)

    Plusieurs essences d'arbres comme l'érable, le pommier, le peuplier, le saule et l'orme sont sensibles aux gélivures responsables de la formation de longues fentes longitudinales sur le tronc (en partant par la base) qui peuvent se propager vers le haut sur plusieurs mètres de long.

    En plus de ternir l'apparence esthétique de l'arbre, la présence de ces longues fentes rend celui-ci plus vulnérable aux champignons et donc aux caries.

    Ce phénomène survient surtout lors du réchauffement des températures. En effet, un réchauffement favorise la reprise de la croissance et s'il est suivi d'un refroidissent la nuit, il y a formation de cristaux de glace dans les cellules des tissus du tronc, ce qui provoque l'éclatement cellulaire et par conséquent, le fendillement de l'écorce. On remarque cela sur la face du tronc orientée généralement au sud.

    Dorénavant, lors de vos promenades si vous êtes quelque peu observateur, vous saurez maintenant pourquoi certains arbres affichent ces fentes longitudinales.

    Lise Lacasse, dta

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    Le sapin, naturel ou artificiel ?(12-09)

    Noël approche et bon nombre de foyers habilleront un sapin de décorations scintillantes et lumineuses.

    Quant à l'arbre choisi, je me suis souvent demandé s'il était plus écologique d'acheter un sapin naturel ou artificiel. Il m'apparaissait plus écolo de se procurer un sapin artificiel limitant ainsi l'abattage d'arbres qu'ils soient cultivés ou non.

    La firme Ellipsos, spécialisée en développement durable a fait une étude en ce sens. Cette recherche a été entièrement financée par elle afin d'éviter les accusations de partialité. Le ''Life Cycle Assessment'' (examen du cycle de vie), a été la méthode retenue et elle répond aux normes ISO reconnues.

    Scientifiquement, il a été établi que le sapin naturel acheté près de chez vous est plus écologique que le sapin artificiel à moins de conserver ce dernier pendant 20 ans !

    Pour en savoir plus, je vous invite à lire le lien suivant : http://www.cyberpresse.ca/noel/200812/13/01-810260-larbre-de-noel-naturel-est-plus-ecologique.php ou de consulter le site de la firme Ellipsos.

    Sur ce, je vous souhaite un joyeux Noël et un excellent temps des fêtes !

    Lise Lacasse, dta

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    Pourquoi et comment protéger les arbustes à feuillage persistant(11-09)

    Dès que les journées raccourcissent et que les températures refroidissent, les végétaux déclenchent des mécanismes d'endurcissement. D'abord, ils cessent de croître et s'attardent à endurcir leurs pousses tendres de l'année, qui deviendront de plus en plus ligneuses. Il faut retenir que les plantes ont besoin de quelques gels pour bien finaliser leur endurcissement. Ensuite vient la dormance, c'est-à-dire que les végétaux réduisent considérablement leurs activités un peu comme un ours qui reste dans un état latent jusqu'au printemps.

    Dans la catégorie ''arbustes à feuillage persistant »', nous avons entre autres le buis, le bruyère, le fusain, le houx, le rhododendron.

    Parce que cette catégorie de végétaux est sensible à la dessiccation (dessèchement causé par le vent), il est important de bien les protéger. Par ailleurs, si vous remarquez que les feuilles s'enroulent et s'abaissent, sachez que c'est un mécanisme naturel qui permet au plant de diminuer la surface du feuillage exposé au froid et à prévenir la dessiccation.

    Pour le rhododendron par exemple, arroser abondamment avant que le sol ne gèle. Une fois que le sol est gelé en surface, installer une bonne couche de paillis de feuilles ou de paille à la base du plant. Ensuite, entourez le plant d'une clôture à neige et recouvrir cette clôture à neige d'une toile géotextile ou de jute. Il y aura donc une ouverture dans le haut. Une fois que vous aurez laissé s'accumuler un peu de neige, fermez le tout avec un géotextile plastifié car ce dernier servira principalement à la protection des pluies hivernales.

    Bien protéger nos végétaux, c'est s'assurer de les revoir joyeusement en bonne santé au printemps suivant.

    Lise Lacasse, dta

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    Votre intimité par une taille appropriée et des cèdres en santé!(06-09)

    Nombreuses sont les questions qu'on me pose concernant l'entretien des cèdres (Thuya occidentalis). C'est relativement facile pour autant que certaines règles soient respectées.

    Souvenez-vous que la période de la taille débute à la Saint-Jean-Baptiste et se termine fin juillet. Durant ces quelques six semaines, vous pouvez tailler jusqu'à trois fois si vous le désirez afin contenir votre haie. Par ailleurs, vous pouvez retirer seulement de 1/3 à ? de la pousse verte et j'insiste, sans quoi la portion restante de la pousse annuelle serait sujette au roussissement ou brunissement (nécrose des tissus) sans compter les nombreux trous malheureusement créés, rendant ainsi votre haie inesthétique. Sachez également que cette façon de faire rendra votre haie plus dense.

    Tanné de ramasser les débris de la taille ? Qu'à cela ne tienne ! Installez donc une bâche (ou une couverture) à la base de la haie et taillez. Tous les débris tomberont sur la bâche et vous n'aurez ainsi qu'à la replier pour contenir les déchets de la taille et en disposer.

    Rappelez-vous que le thuya est gourmand en eau et adore les minéraux. À ses pieds, déposer généreusement du compost sans toutefois étouffer les collets (base du plant) et arroser copieusement.

    Alors bonne taille et joyeuse intimité ! Bon été !

    Lise Lacasse, dta.

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    Sur vos pommiers, empêchez-les de monter!(05-09)

    Au moment où j'écris ces quelques lignes, il fait 27 degrés à l'extérieur ! On se croirait en pleine canicule d'été, et pourtant, c'est un splendide lundi d'avril. L'enthousiasme gagne les jardiniers. signe que la belle saison s'amorce déjà.

    Par cette température, nombre de ravageurs sortent de leur état léthargique dont certaines chenilles qui s'attaquent à vos pommiers.

    Ces indésirables éclosent vers la fin avril et grignotent les feuilles, les boutons et les fleurs des pommiers. Munies de pattes avant et arrière, elles se déplacent et leur corps se courbe puis s'étire successivement. Repues, elles tombent au sol en juin pour ensuite se métamorphoser en nymphe et devenir phalène d'hiver, une sorte de papillon nocturne.

    Le fait d'installer une bande enduite de graisse autour du tronc de l'arbre est un bon truc. Ce type de piège intercepte les chenilles femelles au moment où elles escaladent le tronc. Vous minimiserez donc l'impact négatif que causent ces ravageurs inopportuns sur vos fruitiers.

    Je nous souhaite une bonne saison et un magnifique jardinage !

    Lise Lacasse, dta.

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    La Taille et L'appel de Sève...(03-08)

    Dame Nature nous a envoyé, exceptionnellement, plusieurs centaines de centimètres de neige cette année. En effet, toutes ces précipitations ont fait le bonheur des enfants et des amateurs de sports d'hiver. Pour nous, amoureux de la nature, si nous sommes quelque peut observateurs, il est fort à parier que nous découvrirons des traces des effets directs ou indirects du poids de cette neige sur nos arbres. Lors de mes déplacements journaliers, je vois beaucoup de branches cassées et/ou déchirées ce qui est très attrayant pour certains insectes qui y voient là un lieu de prédilection pour leur nidification, sans compter les champignons pathogènes qui s'en donneront à coeur joie.

    Il est donc important de contrer ces adversaires en enlevant les branches cassées dès maintenant mais sutout et j'insiste, il faut se rappeler qu'une taille bien faite favorisera une bonne cicatrisation tandis qu'une taille faite au mauvais endroit inhibera souvent la guérison et générera malheureusement d'autres problèmes. Un des principes de taille à retenir, est qu'il faut toujours conserver un appel de sève.

    Mais qu'est-ce donc qu'un appel de sève? Ce n'est pas sorcier. Un appel de sève (appelé aussi appel-sève ou tire-sève) est en fait une branche ou un bourgeon qui assurera la continuité d'irrigation de la sève une fois notre taille complétée. L'appel de sève joue donc un rôle primordial dans le raccourcissement d'une branche car il permet l'irrigation maximale de la branche conservée. L'appel de sève idéal est égal au diamètre de la branche enlevée. Il doit mesurer au moins le tiers du diamètre de la branche que nous voulons retirer. Pour vous donner un exemple, si la branche à enlever a 3 cm de diamètre, l'appel de sève doit avoir au moins 1 cm de diamètre. Si ce ratio n'est pas respecté, l'appel de sève se dessèchera et occasionnera de la carie dans les tissus de l'arbre. Evidemment l'utilisation d'outils adéquats pour le type de travail à faire, propres, stérilisés (pour ma part, je préfère l'alcool à friction à l'eau de javel puisque cette dernière fait rouiller les outils) et bien affûtés sont de mise afin d'éviter l'introduction de pathogènes. Alors bonne taille et soyez prudents.

    Lise Lacasse, dta

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    La taille des haies (11-07)

    Quand les tailler, comment... et les relations avec les voisins.

    On en entend de tous les genres sur la taille des haies, certains ne jurent que sur les tailles printanières, d'autres l'été... Est-ce qu'il y a une ou des vérités? Je dirais des vérités. Les haies se taillent au besoin. Bien des variétés de haies de feuillus peuvent être rabattus au sol à l'automne ou tôt au printemps pour les rajeunir, ce qui ne peut se faire pendant la saison de croissance à cause des risques trops grands de les endommager. On peut par contre les tailler en cours de saison en prenant soin de garder du feuillage sur chaque branche coupée sinon la plupart du temps la branche qui n'a plus de tire sève sèche.

    Concernant les haies de conifères, on parle sutout ici des cèdres, on ne peut jamais les rabattre au sol ou enlever tout le feuillage d'une branche. Je taille des cèdres depuis plusieurs années un peu n'importe quand en saison, je trouve que cela ne change pas grand chose une période ou une autre, si la taille est modérée ou d'entretien. Certaines personnes les taillent plus d'une fois par année, d'autres une fois aux deux ans, tout dépend de l'effet que vous voulez donner.

    En ce qui concerne les haies qui bornent les propriétés. Certaines ont été plantées de façon mitoyenne, c'est à dire qu'elles ont été plantées sur la ligne de propriété. Elles font la plupart du temps partie d'entente entre les propriétaires concernés pour sa taille. Par contre les haies plantées à l'intérieur de la propriété mais dont le côté extérieur ne peut être taillé autrement qu'en visitant votre voisin, quels sont vos droits? Le droit au Québec vous autorise un droit de passage pour entretenir une haie ou un bâtiment, mais à la condition que vous n'endommagiez pas la propriété de l'autre pour se faire, s'il y a des dommages de causés vous serez tenu responsable de les corriger. En cas de litige la situation peut dégénérer, un juge fera la part des choses entre des réclamations raisonnables ou déraisonnables, par exemple si vous avez fait de grands efforts pour ne pas endommager la plate-bande de fleurs il serait probablement considéré déraisonnable de réclamer le prix d'une vivace dont la tige est cassée.

    Les règles de bon voisinage sont la plupart du temps de mise et appliquées. Votre haie fait la plupart du temps l'affaire de votre voisin, il acceptera la plupart du temps de vous accorder le droit de passage sur son terrain. Souvent il vous offrira de lui-même tailler son côté, mais si la haie vous appartient, c'est à vous de contrôler la hauteur, si c'est mitoyen et qu'il y a litige, il existe des règles selon les municipalités qui se contentent souvent de parler de hauteur maximale, régulièrement deux mètres.

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

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    Récoltes automnales (09-07)

    Différents sujets à aborder.

    Nous avons un bel automne, j'espère que vous profitez de ces belles journées. La nature a tiré bénéfice de la relative abondance d'eau du début de la saison. Dans les prochaines semaines par contre il faudrait s'assurer que certains végétaux, sutout les conifères, ont une réserve d'eau suffisante dans le sol pour passer l'hiver.

    La tache goudronneuse sur les feuilles des érables.

    Vous avez sûrement vu ces taches noires sur les feuilles des différentes variétés d'érables. Ces taches sont causées par un champignon et comme pratiquement toujours dans les maladies fongiques, lorsque les taches noires apparaissent on ne peut plus faire grand chose contre le problème car les champignons noircissent à la fin de leur vie. Tandis que lorsque les spores éclosent au printemps et atteignent les feuilles des arbres tout semble invisible. Le problème en fin de compte est surtout esthétique. Ces champignons parasitent les arbres mais de façon assez limitée. Si les conditions pluvieuses printanières se répétaient de la même façon pendant quelques années, le problème pourrait devenir plus sérieux car ce parasitisme finirait par diminuer la résistance même des arbres. Pour le moment ce qu'il est suggéré de faire c'est d'éviter de laisser les feuilles mortes au sol sous les arbres car les spores seront ainsi très près de leurs "victimes" au printemps. On hésite aussi de recommander de faire du compost avec ces feuilles, à moins que la température s'élève beaucoup au dessus de 70C.

    En janvier prochain, nous "fêterons" les 10 ans du Grand Verglas. Si je reviens sur cet événement aujourd'hui, c'est qu'encore cette année, nous avons vu des arbres morts à cause des mauvaises tailles de réparation qui ont été faites à ce moment. La pourriture est entrée par les blessures pour lentement s'infiltrer jusqu'au coeur de l'arbre, tandis que les arbres bien réparés se portent bien.

    On assiste aussi à une hécatombe des bouleaux, ces arbres qui vivent mal dans les sols argileux mal drainés finissent par trépasser après une vingtaine d'années. Faur croire qu'il y a eu beaucoup de vente de bouleaux il y a 20 ans. Pour ceux qui seraient tentés de sauver un bouleau lorsque la cime commence à se dessécher, le problème est trop avancé. La meilleure façon de prévenir est de bien nourrir ces arbres avec de la matière organique pour garder le sol meuble et qu'il y ait une bonne réserve d'eau dans un sol bien drainé.

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

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    Choix des arbres (01-07)

    Où est passé l'hiver ? Ma grand-mère paternelle est décédée durant les Fêtes de 64 et mon père me racontait qu'il s'était rendu à ses funérailles en "callant dans la boue" dans notre route de campagne près de Thetford. Il est donc déjà arrivé que l'hiver s'absente mais il me semble qu'il s'absente plus régulièrement...

    Je poursuis donc sur ma lancée du mois dernier en vous invitant à installer des arbres sur vos terrains. Il y a trop de carbone dans l'air et la meilleure façon de le capter est d'installer de la végétation dans nos environnements trop bétonnés, des arbres en particulier car ils ont d'autres avantages (ref: chronique de décembre).

    Pour compléter le propos entamé le mois dernier, concernant les dommages que les arbres peuvent causer aux fondations des maisons lorsqu'il y a assèchement du sol qui crée des vides partiels sous les solages et qu'on observe alors des fissures. Cette situation se présente surtout en sol argileux profond, lors de sécheresse prolongée, en présence de très gros arbres aux racines envahissantes. Même si nous nous plaignons de sols lourds et glaiseux le sol de Longueuil n'est pas aussi profond en argile que dans la vallée du Richelieu. Lorsque l'on creuse on en découvre souvent pas très loin sous la surface. Ce seul argument donne aux fondations longueuilloises une assise solide même en période de sécheresse prolongée. Je résume énormément à cause de l'espace restreint car je voudrais plutôt vous amener à faire le choix de certains types d'arbres qui jouent le rôle de poumons dans nos villes sans nous créer trop de problèmes.

    Parmi les arbres à éviter: les grands arbres à racines superficielles tels les érables argentés, les peupliers et les saules pleureurs.

    Ce qui ne veut pas dire d'éviter les grands arbres. D'autres variétés d'érables: rouge (rubrum), de norvège (platanoides) font très bien le travail car leur réseau de racines descend plus en profondeur. Des variétés ont des racines plus "en carotte" et sont très bien en ville: les chênes, les féviers. Ne pas oublier non plus les marroniers, micocouillers, frènes, phellodendrons, prunus. Et plusieurs conifères: épinettes, pins, mélèzes, ginkgos, cèdres. Même si je considère ces arbres de bons choix, il est quand même préférable de ne pas placer ces arbres trop près de la maison. Considérer également l'emplacement de votre arbre avec les terrains de vos voisins, exemple un arbre sur le côté nord de votre terrain ne vous offre pas d'ombre, mais l'impose à votre voisin pour qui cet arbre est au sud.

    Ce choix d'arbres conviendrait pour les espaces aériens dégagés, c'est-à-dire exempts de fils. Dans ces cas il existe un éventail assez étendu d'arbres plus petits. N'hésitez pas à consulter les centres jardin pour faire des choix ou des livres comme le guide des arbres qu'Hydro Québec a édité il y a une couple d'années. Il illustre de façon graphique le développement de beaucoup de végétaux adaptés à notre climat.

    Le mois prochain j'aborderai la notion de végétation spontanée comme par exemple les arbres "qui arrivent tout seul" ou les mauvaises herbes qui semblent semées.

    D'ici là souhaitons-nous un peu d'hiver...

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

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    Choix des arbres (12-06)

    Le mois de décembre pour un jardinier est un mois de vacances "relatives". La température froide s'installant tranquillement cela me force à chômer et mon horticulture se résume souvent à voir fleurir les azalées intérieures et à faire des petits bilans. J'ai donc un peu plus de temps pour philosopher, réfléchir, analyser... Vous avez sûrement remarqué que j'avais un grand intérêt pour l'écologie. Comme bien d'autres je suis inquiet de la façon dont on gère notre environnement. Sans vouloir faire de la morale, je me suis demandé comment nous pouvons, en tant que jardinier, jouer notre rôle social dans la lutte aux changements climatiques (gaz à effets de serre, assèchement des milieux humides...), car certains moyens sont à la portée de tous et en plus, rapportent aussi des bénéfices personnels assez rapidement.

    Je repense à ce moment-là au film de F. Back "L'homme qui plantait des arbres". Je vous parle souvent des arbres, car ceux-ci sont souvent la colonne vertébrale d'un aménagement. Par contre ils peuvent jouer un rôle plus qu'esthétique. Un arbre à grand déploiement aérien joue un rôle de climatiseur très important.

    1. Il opère un effet parasol, en empêchant les rayons du soleil de surchauffer nos entrées pavées, nos toitures "asphaltées".
    2. Ils captent les gaz carboniques (les fameux GES) nettoyant ainsi les smogs urbains en expulsant dans l'air de l'oxygène, de l'humidité fraîche.

    Ces deux avantages ne se font pas par magie. Les arbres doivent être en santé. En ville, les arbres n'ont pas l'avantage forestier de récolter tous les résidus compostables environnants et ils ont en plus d'importantes conditions de compaction de sol. Et nous avons peur d'éventuels dommages que pourraient causer les racines ou des chutes de branches.

    Concernant les racines, celles-ci se dirigent vers les sources d'eau. Si votre maison a un drain français en bonne condition, le pourtour de votre maison est donc trop sec pour que les racines fassent des pressions sur votre solage, (les bris d'affaissements sur sol argileux ne sont pas très fréquents à Longueuil, je pourrais y revenir). Les bris de branches sont très fréquents après de mauvaises tailles, surtout les rabattages importants. Attention aux soi-disant spécialistes qui passent dans les rues en vous alarmants des dangers de vos arbres. Ceux-ci sont souvent à l'oeuvre à la fin de l'hiver. Le choix des arbres est donc important. Un arbre à racines de surface comme l'érable argenté n'est pas le meilleur choix. Il pousse vite, il crée donc un écran important apprécié, mais n'étant pas capable de s'enfoncer dans le sol, il envahit toutes les plates-bandes, soulève les pavés pour atteindre des points d'eau etc... Les gens s'enragent et le taille trop fortement, ce qui ne raccourcit nullement ses racines et crée d'éventuelles branches fragiles.

    En somme il faut nourrir ses arbres pour sa santé, contenir ses racines dans un périmètre restreint et l'encourager à nettoyer l'air. Un moyen simple de prendre notre place de citoyen responsable, sûrement aussi efficace que de voter pour des candidats qui clignotent au vert... Oups je m'égare...

    Je vous reviens le mois prochain en analysant des choix d'arbres.

    Joyeux temps des Fêtes et bonnes vacances de jardinier.

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

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    Réparation d'une blessure (09-06)

    Bonjour, je viens vous parler encore de l'argile. Non je n'en mange pas mais je l'utilise maintenant d'une façon moins connue. Ces derniers jours, je me suis retrouvé à devoir réparer des arbres. Ceux-ci avaient eu de grosses branches coupées, il y a quelques années. Les cellules de cicatrisation sont présentes mais la plaie est tellement grande que la pourriture a le temps de faire son oeuvre. Le bois de l'ancienne branche est devenue liégeux et absorbe toute l'humidité qui passe comme une éponge. Ce bois humide carie et atteint même le bois sain de l'intérieur de l'arbre. Il devient nécessaire d'enlever tout ce bois pourri pour protéger l'arbre mais là ... surprise.

    Et oui on se retrouve avec une cavité parfois impressionnante qui se remplit d'eau, qui demeure humide et qui risque de faire perdurer le processus de pourriture que nous tentions d'enrayer. Deux solutions s'offrent à nous mais dans les deux cas il faut nettoyer en enlevant le maximum de bois pourri ou liégeux.

    Première solution: percer un trou de drainage à partir du point le plus creux de la cavité pour évacuer l'eau de pluie et permettre à la blessure de demeurer sèche. Solution relativement simple lorsque c'est possible.

    Deuxième solution: remplir la cavité. De nombreux livres et plusieurs personnes suggèrent d'utiliser du ciment. Je n'aime pas cette solution car le ciment durcit et un arbre bouge toujours un peu. Ce mouvement créera forcément des espaces entre le ciment et les parois de l'arbre. Cet espace sera humide, mal aéré et créera un milieu propice à de la pourriture. Je suggère plutôt d'utiliser de l'argile. On l'achète en poudre, on la mouille pour produire une pâte et on rempli la cavité jusqu'à créer une pente qui nous assure que l'eau s'écoulera au dehors. L'argile ne durcissant pas comme le ciment remplira tous les espaces qui pourraient se créer par les légers mouvements de l'arbre. En plus l'argile a un très grand pouvoir d'absorption, elle asséchera les parois de la blessure et contribuera à réduire la pourriture.

    Cette solution est à envisager aussi lorsque qu'un arbre pousse en bosquet et que les branches finissent par se toucher à leur base en emprisonnant l'eau et les saletés entre elles, ce qui fait pourrir l'écorce. Dans ce cas si la pourriture n'est pas très apparente, il n'est nécessaire que de gratter pour nettoyer, verser l'argile tout simplement dans l'espace.

    L'argile que j'utilise est de l'argile verte de type bentonite que j'achète en pépinière mais d'autres types d'argile peuvent aussi être utilisés.

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

    À la prochaine.

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    Les arbres qui se dégonflent (04-06)

    Le printemps s'installe de plus en plus, l'absence de neige abondante nous a permis de voir le sol plus. Le printemps s'installe de plus en plus, l'absence de neige abondante nous a permis de voir le sol plus rapidement et ça nous invite à commencer à faire des interventions sur nos terrains. Il ne faudrait jamais oublier qu'à cette époque de la saison la nature se réveille, le sol se réveille, il est froid, gorgé d'eau. En se précipitant sur lui à ce moment pour le gratter et faire disparaître les saletés de l'hiver, nous le compactons. Idéalement il faudrait attendre qu'il commence à verdir avant de se permettre de lui marcher sur le dos.

    Je sais bien que la pression sociale nous demande de nettoyer notre bout de terrain mais s'il vous était possible de faire un nettoyage superficiel avec un râteau à feuilles en restant les deux pieds sur le trottoir votre gazon vous remercierait. N'oublions pas que le gazon est constitué de graminées qui aiment les sols meubles, aérés et que les "mauvaises herbes" sont capables de défoncer les sols lourds...compactés.

    Depuis ma dernière chronique j'ai visité plusieurs terrains de la région et comme je le croyais l'hiver ne semble pas avoir causé beaucoup de dégâts excepté des branches cassées à cause des périodes de verglas et de grands vents. Il faudra donc bien regarder vos arbres, pour détecter les possibles bris et dans certains cas prévoir de corriger des structures où il y a des fourches. Une fourche est une branche qui plutôt que de partir à angle droit par rapport à la tige centrale a plutôt tendance à pousser en parallèle et vouloir compétitionner la tête. Et qu'est-ce qu'un arbre qui se dégonfle?

    J'en ai vu deux dans la dernière semaine et ça me peine car c'est normalement un des premiers symptômes d'une mort imminente d'un arbre. En fin de compte c'est l'arbre qui a souffert depuis quelques années d'autres problèmes et qui en est à se dessécher debout. C'est très apparent au niveau du tronc sous les premières branches jusqu'au sol, on remarque que le diamètre du tronc est diminué et qu'il est maintenant plus petit que le diamètre à la hauteur des premières branches. En somme cela signifie que l'arbre ne pourra probablement pas alimenter en eau convenablement les feuilles qui s'ouvriront probablement plus petites, moins nombreuses et que le dessèchement du tronc et du cambium permettent de moins en moins de faire de la sève élaborée qui protège l'arbre et le prépare à une nouvelle saison. Lorsqu'un arbre est à ce stade il n'y a plus rien à faire selon mon expérience.

    Il est donc important d'entretenir nos arbres et de se préoccuper des signes de détresse qu'ils manifestent.

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

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    Bilan de l'hiver (03-06)

    voilà une couple d'années que je me suis adressé à vous par le biais de cette chronique. Je reprends avec plaisir du service pour quelques temps.

    Premièrement bravo pour les 25 ans de la SHELI, j'ai eu la chance de la côtoyer depuis près d'une vingtaine d'années comme jardinier, vendeur horticole et je pourrais témoigner de l'impact positif d'une organisation comme celle-ci sur le développement de l'horticulture dans notre région. Bravo et longue vie à la S.H.E.L.I.

    Deuxièmement, je recommence ces chroniques, j'ai déjà quelques idées de sujets mais si vous aviez des suggestions j'apprécierais les recevoir: vous pouvez m'écrire par courriel.

    Pour aujourd'hui, on pourrait faire un premier bilan de l'hiver. Au moment où j'écris ces lignes le 28 février, on dirait que l'hiver prend de la force, il fait froid, la couche de neige en Montérégie est mince. Jusqu'à maintenant on a eu un hiver un peu particulier, il n'y a pas eu de période de froid arctique durant plusieurs jours , je serais même curieux de savoir si le mercure est descendu sous les -25, je ne croirais pas, alors ce ne devrait pas être les gelures qui auront causé des dégâts mais plutôt la glace. Il a plu souvent, plusieurs petites périodes de verglas, il serait donc approprié de porter attention aux arbres et arbustes qui pourraient avoir des branches cassées ou des "fourches ouvertes" pas très apparentes mais plus insidieuses car ces cassures partielles gardent beaucoup d'humidité et démarrent un processus de pourriture.

    Il est assez difficile de réparer une fourche qui s'est ouverte sans qu'une des deux parties n'ait cédé. Il est possible de refermer cette plaie pour qu'elle se ressoude si cette réparation est faite lorsque la blessure est fraîche. Si la blessure a commencé à sécher, il faudra faire d'autre type d'intervention pour s'assurer que l'arbre ne dépérisse à cause de la pourriture, soit avec du mastic à cicatriser ou soit en planifiant de sacrifier une des deux parties par la taille sur une période d'une couple d'années.

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

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    Le sapin de Noël (12-05)

    D'où nous vient cette tradition d'installer un arbre dans la maison pour les fêtes? Il faut remonter aux Celtes qui considéraient la 24 décembre, comme le jour de la naissance du Soleil. Ces peuples associaient un arbre à chaque mois lunaire et l'épicea (arbre voisin de notre sapin), qu'était l'arbre de l'enfantement, était dédié à ce jour-là. Au XIe siècle, les fidèles présentaient des scènes appelées Mystères, dont celle de Paradis. L'arbre du Paradis était souvent symbolisé par un sapin garni de pommes rouges. Au XIIe siècle, la tradition du sapin apparaît en Europe, en Alsace.

    Des documents attestent d'une fête le 24 décembre 1510 à Riga en Lettonie où les marchands dansaient autour d'un arbre décoré de roses artificielles avant de le brûler. En 1546 on parle sérieusement d'arbres de Noël quand la ville de Silestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint-Thomas, le 21 décembre.

    En France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles par Marie Leszcunska, femme de Louis XV en 1738. En 1837 Hélène de Mercklembourg, duchesse d'Orléans et d'origine allemande fait décorer un sapin aux Tuileries.

    Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays.

    Son introduction au Canada se fit vers la fin du XVIIIe siècle, avant même qu'il ne devienne une pratique courante en Angleterre.

    Au milieu du XVIIe siècle, l'illumination du sapin se faisait au moyen de petites bougies. Elles seront remplacées, au début du XXe siècle, par des ampoules électriques. À la même époque, d'autres variantes, tels les sapins extérieurs et les sapins artificiels apparaîtront.

    Alors Joyeuses Fêtes.

    Et tous ensemble : " Mon beau sapin... ??"

    Guy Lecours

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    Les Arbres (09-04)

    Un arbre est une plante ligneuse qui atteint au moins 3 mètres de hauteur. Un arbre a trois parties distinctes : les racines, le tronc et la cime.

    Les racines ancrent solidement l'arbre dans le sol et nourrissent l'arbre en absorbant l'eau et les sels minéraux qui y sont dissous.

    Le tronc supporte la cime et véhicule les éléments nutritifs entre le sol et la cime. Les parties intérieures du tronc sont protégées par l'écorce.

    La cime se compose des feuilles qui synthétisent les éléments nutritifs, des fleurs et des fruits qui servent à reproduire l'espèce, des bourgeons qui contiennent la possibilité de croissance pour l'année suivante, les branches servent de support et de lien entre toutes les parties de la cime.

    La plantation d'un arbre

    Creusez une fosse assez grande pour loger les racines sans les entasser et assez profonde pour contenir 6 pouces de bonne terre en dessous. Placez l'arbre dans le trou de façon à enterrer la motte de terre ou les racines à une profondeur de 1 pouce de plus qu'elles n'étaient auparavant. Enfoncez un tuteur dans la fosse, du côté d'où vient la vent, avant de procéder au remplissage. Le sol de surface est versé sur les racines, tassé, puis arrosé généreusement plusieurs fois afin de l'affermir autour des racines.

    L'entretien d'un arbre

    L'année de la plantation, il faut arroser à tous les trois jours sauf lorsqu'il a suffisamment tombé de pluie. L'année suivant la plantation, il faut arroser à toutes les semaines surtout en période de canicule et de sécheresse. Les années suivantes, généralement les arbres n'ont plus besoin d'arrosage, sauf exceptionnellement en période de canicule et de sécheresse.

    La taille

    Pendant presque dix ans, il faut continuer de tailler légèrement l'arbre pour bien suivre la croissance de l'arbre, sans fourches ni croissance excessive d'un côté seulement.

    Les arbres à fleurs exigent une taille plus fréquente de façon à laisser pénétrer l'air et la lumière qui stimule la production d'une végétation saine et d'une bonne floraison. L'émondage est la taille d'entretien d'un arbre, elle consiste à enlever les branches inutiles, mortes ou qui se croisent. C'est aussi fait lorsque l'arbre a acquis une taille excessive par rapport à l'endroit disponible, la forme souhaitée ou les nuisances des structures environnantes.

    Joe Viapiano

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    Nos feuillus (11-02)

    On parle souvent des besoins en eau des conifères durant l'hiver, car ceux-ci conservent leurs aiguilles, comme diraient les anglais « ça fait du sens ». Il ne faudrait pas, par contre, oublier que les arbres à feuilles caduques ont aussi besoin de boire durant la saison morte, les bourgeons sont très sensibles à une carence d'eau.

    Les arbres feuillus ralentissent leur métabolisme en attendant l'arrivée du printemps, ils ont même développé un ingénieux métabolisme pour extraire une partie de l'humidité de certaines cellules pour éviter que celles-ci ne se brisent sous l'effet du gel. Ce processus se fait progressivement à mesure que la moyenne de température diminue en s'enfonçant dans l'hiver. Ils ont donc besoin d'eau mais à un degré moindre. Les protections hivernales peuvent donc être importantes pour eux aussi. Il est important de s'assurer que le sol ne soit pas sec à leur pied comme pour les conifères mais que cette humidité soit accessible, constante et protégée. Encore une fois les paillis vont nous servir. Ceux-ci empêchent la déshydratation du sol par évaporation, ils diminuent la profondeur du gel qui rendrait l'eau inaccessible et empêchent également les dégels sporadiques qui nous arrivent en cours d'hiver occasionnant des montées de sève susceptibles de geler sous les écorces. Ce qui explique de nombreuses craquelures et écorces décollées que l'on retrouve principalement sur les jeunes arbres et ceux nouvellement plantés car ils n'ont encore que des racines en surface plus sensibles à toutes les variations de température. Une autre façon de faire cette protection consiste à installer une clôture à neige à proximité, perpendiculairement au vent dominant. Celle-ci ralentira la vitesse du vent et occasionnera une accumulation de neige derrière elle, à la condition qu'il neige.

    Bon hiver

    Benoît Landry Jardinier Horticulteur benoitlandry@ca.inter.net

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